Hier ::

1939-1945 Lorraine et Limousin

En 1940, l’annexion par l’Allemagne de l’Alsace et de la Moselle (Alsace-Lorraine) a été une annexion de fait et ne figurait pas dans le traité d’Armistice. La Moselle se trouva rattachée à la Sarre et l’Alsace au pays de Bade, deux Gauleiters furent nommés : Le Gauleiter Bürkel à Metz pour la Moselle et le Gauleiter Wagner à Strasbourg pour l’Alsace.
Les Mosellans qui n’ont pas voulu se reconnaître « membre de la Communauté allemande » ou qui parlaient Français furent expulsés. C’est ainsi qu’à partir de novembre 1940 des expulsions massives s’étalèrent sur plusieurs semaines et que des Lorrains arrivèrent en Limousin.
Les expulsés de Vany arrivèrent à Nouic un soir de novembre 1940….

Conseil Municipal Nouic 23 mai 1973
             - Jumelage Vany-Nouic.
        M. le Maire rend compte des contacts qu’il a pris avec la municipalité de Vany, village Lorrain réfugié pendant la guerre dans notre commune et du désir unanime du Conseil de Vany de procéder au jumelage du souvenir et de l’amitié. Après échange de vue, le Conseil Municipal décide de procéder au jumelage.

Bulletin Municipal de Nouic avril 1974
          En août 1973, c’était le jumelage avec Vany et les deux jours de joie et de totale camaraderie.
Une date à retenir dès maintenant : 25 août 1974 pour le jumelage retour à Vany.

  Bulletin Municipal de Nouic janvier 1975
              - Jumelage retour Vany-Nouic
          C’était cette année 1974, au tour de la municipalité et de la commune de Vany, de recevoir la délégation de Nouic, pour les fêtes du jumelage retour.
          Quarante huit personnes se  retrouvaient ainsi, le samedi 24 août à 4 heures du matin, sur la place de Nouic, pour prendre place à bord du car de voyages organisés.
          Après un voyage fort gai et joyeux, jalonné de plusieurs arrêts casse-croûte-buvettes, terminé par une exploration des environs de Vany, grâce à la conduite avisée d’un aide chauffeur volontaire, c’était, vers 17 heures, l’arrivée sur la place de Vany avec une réception extraordinairement sympathique, immortalisée du reste pour la postérité par une splendide photo qui, dès le lendemain, devait paraître dans la presse.
           La chaleur de l’accueil, un délicieux dîner en commun, firent s’envoler la fatigue du voyage et, c’est fort tard, que tout le monde alla se coucher.
           Le lendemain, sous un soleil radieux, une messe en plein air, émouvante par son recueillement et sa simplicité, était célébrée.