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Le dénombrement de 1906 à Nouic.

    Les archives municipales conservent le tableau récapitulatif de divers recensements anciens des XIXème et XXéme siècles, de la commune.

             Pour mémoire nous rappellerons que l’Etat, qu’il soit royal, impérial ou républicain, s’est toujours soucié de dénombrer ses sujets ou citoyens pour des raisons fiscales ou militaires. Initialement, sous l’Ancien Régime, on raisonnait par foyer fiscal ou «feu», sans chercher à différencier les individus. Le plus ancien dénombrement des « feux » de la Généralité de Limoges mentionnant Nouic, remonte à 1709 et indique 380 feux ; ce chiffre se maintient jusqu’en 1766, puis une chute importante est enregistrée en 1785 avec 260 feux.
A partir de la Révolution, on ajoute une liste nominative à l’évaluation des feux, ce qui permet d’avancer une population de 1470 habitants en 1790. Tout au long du XIXème siècle, les méthodes de recensement s’affinent et permettent d’engranger davantage de renseignements tous les 5 ans, la périodicité normale des dénombrements à partir de 1822.
En 1831, la population dépasse les 1500 habitants et se maintiendra à ce chiffre pendant une bonne partie du XIXème siècle, avec une apogée à 1602 habitants en 1876 ; on assistera ensuite à un lent tassement et un retour à 1356 habitants en 1896.
Au moment où l’on s’apprête à lancer à Nouic un nouveau recensement de la population, nous nous intéresserons à celui de 1906, il y a tout juste un siècle. Au-delà des chiffres bruts, d’assez nombreuses indications sont fournies par la liste nominative récapitulative : ventilation entre habitants du bourg et des écarts, lieu et année de naissance, activité professionnelle exercée, nationalité et situation par rapport au chef de famille.                          

              En 1906, le nombre d’habitants de Nouic est de 1448, répartis en 321 ménages occupant 303 maisons. 329 habitants vivent au bourg alors que 1119 se répartissent dans une cinquantaine de hameaux, villages, fermes isolées et constituent la population éparse. Un seul village dépasse les 100 habitants : Coux (102) ; quatre dépasse les 50 habitants : Le Fraisse (52), Le Boucheron (69), La Bastide (70), et La Guyonnerie ((73) ; quinze figurent dans une fourchette de 20 à 50 habitants dont les plus importants : Juniat (44), La Bussière (42), La Puelle (41), La Grange (36), Pouzinière Haut (31), La Gacherie (31), Auby et Lavalette (28 chacun)… trente autres villages ou écarts regroupent le reliquat de la population éparse en unités d’habitation de 5 à 10 personnes.
La répartition par âge de la population donne les résultats suivants : d’un jour à un an : 42 (2,90%) ; de 1 à 19 ans : 556 (38,40%) ; de 20 à 39 ans : 403 (27,83%) ; de 40 à 59 ans : 276 (19,06%) ; au-delà de 60 ans : 171 (11,81%). La doyenne des habitants de Nouic de l’époque, Marie Cinquard, est née au moment où Louis XVIII retrouve son trône en août 1815 ; elle vit avec sa fille, Marie Desbordes, au village de Coux. A peine une dizaine de personnes atteignent ou dépassent les 80 ans.